Canal du Centre
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Histoire

5. 1881-1960 Un canal industriel

Avec la grande campagne Freycinet, suivant la loi de 1881, commence une période de nouvelles transformations du canal, menées par l’ingénieur Fontaine. Le changement de gabarit implique l’allongement des écluses et, par suite, des modifications du linéaire surtout à Ecuisses, dans la vallée de la Dheune, et après la tranchée de Chagny, sur la commune de Rully. Tous les ponts sont rehaussés et les arches en pierre sont remplacées par des tabliers métalliques. Les nouvelles demandes en eau sont satisfaites par le réservoir de Torcy-Neuf (1880).

Poste de commande moderne devant une maison éclusière Gauthey, sur le site de l’écluse 01 du versant Saône-Méditerranée à Ecuisses.
Poste de commande moderne devant une maison éclusière Gauthey, sur le site de l’écluse 01 du versant Saône-Méditerranée à Ecuisses.

Mais beaucoup de travaux découlent également de l’expansion du territoire attenant, sous l’impact des usines, des villes et l’essor de la route. On assiste au développement des ports industriels (port des Chavannes à Montceau-les-Mines, 1921).

Au 20e siècle, après la Seconde Guerre mondiale, l’importance du canal décroît. La route prend le dessus et lui impose de profondes transformations. Trois lieux sont principalement touchés à la fin des années 1950 et au début des années 1960.

Avant Après
Le sas de l’écluse 34 bis du versant Méditerranée
1958 2013
La traversée de Digoin
L’avenue des Platanes à Digoin, sur l’ancien tracé du canal du Centre.
L’avenue des Platanes à Digoin, sur l’ancien tracé du canal du Centre.
Digoin (S.-et-L.) – Pont de la Jonction – écluse double. Début du 20e siècle. Phototypie.
Anonyme. Coll. musée Nicéphore Niépce – Chalon sur Saône -  inv. n° 1975.19.71176.11.2
Digoin (S.-et-L.) – Pont de la Jonction – écluse double. Début du 20e siècle. Phototypie.
Anonyme. Coll. musée Nicéphore Niépce – Chalon sur Saône - inv. n° 1975.19.71176.11.2
Digoin (S.-et-L.) – Le Pont de la Jonction. Début du 20e siècle. Négatif sur nitrate de cellulose.
Editions CLB, Besançon. Coll. musée Nicéphore Niépce – Chalon sur Saône -  inv. n° 1975.19.71176.283.1
Digoin (S.-et-L.) – Le Pont de la Jonction. Début du 20e siècle. Négatif sur nitrate de cellulose.
Editions CLB, Besançon. Coll. musée Nicéphore Niépce – Chalon sur Saône - inv. n° 1975.19.71176.283.1
Digoin (S.-et-L.) – Vue générale aérienne – La Loire et le Pont Aqueduc. Vers 1950. Négatif au gélatino-bromure d’argent sur plastique. Coll. Combier - musée Nicéphore Niépce – Chalon sur Saône - inv. n° 1975.19.71176.24.1
Digoin (S.-et-L.) – Vue panoramique sur la Ville, le Canal et la Loire. Vers 1950. Négatif au gélatino-bromure d’argent sur plastique. Coll. Combier - musée Nicéphore Niépce – Chalon sur Saône - inv. n° 1975.19.71176.22.2

- Le grand port industriel de Bois-Bretoux, installé entre l’étang de la Muette et la rigole de Torcy, sur le bief de partage, ainsi que le port public en aval sont détruits entre 1959 et 1962 pour assurer le passage de la route nationale.

A la fin du 20e siècle, la déprise industrielle voit disparaître les grandes usines liées au canal : les reconversions commencent à Montceau-les-Mines et à Ciry-le-Noble. Sur le linéaire demeurent de nombreuses friches en déshérence. Seule la nouvelle branche de Chalon-sur-Saône présente encore un aspect industrialisé, qui tient davantage à la route et au chemin de fer qu’au canal. 

A droite, l’ancien tracé du canal (embranchement qui ne dessert plus que l’ancienne usine Saint-Gobain), en face, le nouveau bief 34 bis du versant Saône se poursuivant vers la gauche de l’image, vers Fragnes. Chalon-sur-Saône (Champforgeuil).
A droite, l’ancien tracé du canal (embranchement qui ne dessert plus que l’ancienne usine Saint-Gobain), en face, le nouveau bief 34 bis du versant Saône se poursuivant vers la gauche de l’image, vers Fragnes. Chalon-sur-Saône (Champforgeuil).

De nouvelles activités s’installent sur les rives et incitent à un autre type de développement, axé sur le tourisme.

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Retour au texte 1 Joseph-Michel Dutens était économiste et ingénieur des Ponts et Chaussées en 1829. Les merrains sont des pièces de bois destinées à fabriquer des tonneaux.
Retour au texte 2 BARNOUD Jean-Noël, article non publié. Colloque des Amis de la Basilique de Paray-le-Monial, 1993.  
Retour au texte 3 DUTENS Joseph-Michel, Navigation intérieure, 1829, t. 1, p. 216.
Retour au texte 4 COMOY Ernest, « Sur l’alimentation en particulier du canal du Centre et sur l’alimentation en général des canaux à point de partage », mémoire n° 4, in Mémoires, Annales des Ponts-et-Chaussées, 1941.
Retour au texte 5 « État des travaux d’amélioration qu’il convient d’exécuter pour assurer au service de la navigation du Canal du Centre toute la régularité qu’exigent les besoins du commerce, en date du 28 novembre 1850 », Archives nationales, F14 6877.